Quelle contraception en périménopause ?
02 Déc

Même s’ils diminuent, il y a toujours des risques de tomber enceinte à l’approche de la ménopause. Pour éviter toute grossesse non désirée, choisir une contraception efficace et adaptée est primordial. On vous explique tout ça !

La périménopause, précède la ménopause (période d’au moins douze mois sans règles). Elle se caractérise par la variation du taux d’hormones (vont jamais nous lâcher celles-là…). Les règles peuvent devenir très irrégulières. Et comme on ne peut jamais être tranquilles… d’autres symptômes peuvent apparaître tels que des ballonnements, des saignements au flux variable, des douleurs aux seins, des bouffées de chaleur, des sécheresses vaginales mais aussi des troubles urinaires, de l’humeur et du sommeil.

La périménopause survient souvent entre 45-55 ans et peut durer entre 2 et 7 ans jusqu’à la ménopause. Si la fertilité diminue pendant la périménopause, il est nécessaire de prendre un moyen de contraception efficace et surtout adapté à votre mode de vie, à votre âge… bref, à vous ! Et comme à tout âge, une bonne contraception doit être efficace, avoir peu d’effets secondaires et fournir des avantages non contraceptifs (soulager les symptômes désagréables liés à la périménopause).

Périménopause et contraception hormonale combinée

Il existe différentes formes de contraception hormonale combinée : la pilule, le patch et l’anneau vaginal. Elles contiennent un œstrogène combiné à un progestatif. Chez les femmes de plus de 40 ans qui ne présentent pas de contre-indication, les combinés hormonaux peuvent être administrés jusqu’à cinquante ans (déconseillés au-delà par l’OMS). Le + : ces méthodes réduisent les effets indésirables de la périménopause et régulent les fluctuations hormonales (bouffées de chaleur, seins douloureux, règles irrégulières).

Le – : Ces contraceptions sont nocives en présence de certains facteurs de risque comme l’âge. Chez les femmes âgées de plus de 35 ans qui auraient d’autres facteurs de risque que l’âge : diabète, antécédents de thrombose, tabagisme, hypertension, obésité ou migraine, songez à changer de contraception.

Les pilules de 3ème et 4ème génération sont à éviter car elles multiplient considérablement les risques d’accident thromboembolique veineux.

Périménopause et contraception progestative

Parmi les progestatifs on compte la pilule, l’implant sous-cutané, les injections intramusculaire ou encore le dispositif intra-utérin (DIU ou stérilet). Le + : pas d’augmentation des risques cardiovasculaires.

Le – : l’implant et la pilule progestative peuvent provoquer des saignements irréguliers. Les injections elles, augmentent les risques d’ostéoporose et les effets indésirables tels qu’une prise de poids, des sécheresses vaginales, de l’acné ou un dérèglement de pilosité).

Le stérilet est intéressant ! Une fois en place, plus besoin d’y penser. Les saignements et douleurs sont amoindris et les risques artériels et thrombotiques n’augmentent pas.

Périménopause et stérilet au cuivre

Le + : Enfin ! Une contraception sans hormone à la durée d’action longue, là encore pas besoin de s’en occuper.

Le – : Attention aux menstruations douloureuses et abondantes…

Périménopause et autres contraceptions

Il n’y a pas de contre-indication en ce qui concerne la contraception d’urgence. Vous pouvez tout à fait utiliser la pilule hormonale d’urgence (à raison d’une fois par cycle). Ou le stérilet au cuivre.

Les méthodes dites barrière comme le préservatif représentent une bonne alternative même si son utilisation peut se voir compliquée par l’apparition de troubles érectiles chez les hommes de plus de 45 ans. Alors, n’oubliez pas qu’il existe aussi le préservatif féminin ou encore le diaphragme.

Les méthodes dites naturelles (calendrier, mesure de la température etc.) ne sont pas recommandées. Cette méthode déjà peu fiable avant 45 ans, n’est pas efficace face à l’irrégularité de vos règles.

Quand apparaît la ménopause (absence des règles d’au moins 12 mois), vous pouvez définitivement arrêter la contraception. Conseil : pour les femmes de moins de 50 ans, il est recommandé d’attendre 2 ans d’absence de règles avant d’arrêter le contraception.

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