07 Mai

Pour rappel, le fibrome est une boule de muscle qui se développe aux dépens de la paroi de l’utérus soit vers l’intérieur soit vers l’extérieur. Ils sont toujours bénins et ne donnent donc jamais de cancer. La plupart du temps, on ne sait même pas que l’on a un fibrome car il n’y a aucun symptôme. Mais lorsque le fibrome est localisé dans l’utérus, il peut causer des saignements plus abondants au moments des règles et entrainer une anémie. Bénins mais pas si neutre dans la vie des femmes. Et si on parlait de l’impact des fibrômes dans la vie quotidienne des femmes ?

Le premier impact : la vie quotidienne

La muqueuse utérine étant irriguée par de nombreux vaisseaux sanguins, le fibrome peut étirer l’un d’eux et provoquer des saignements, plus ou moins abondants. Alors, la première conséquence d’un diagnostic de fibrome est les saignements gynécologiques anormaux ainsi que des douleurs pelviennes. Ces saignements peuvent apparaitre entre les menstruations. Ils peuvent être très handicapants dans la vie de tous les jours. Une femme atteinte de fibromes peut changer ses protections hygiéniques toutes les 45 minutes…

Ainsi, régulièrement anémiée du fait des saignements quotidiens, les fibromes affectent la qualité de vie de la femme. Imprévisibles tant dans ses apparitions que dans ses manifestations, les fibromes participent à un sentiment de peur et d’anxiété chez la femme concernée. Ainsi, selon Ipsos, 21% des femmes souffrant de fibrômes sont touchées dans leur équilibre psychologique, 17% dans leur vie sentimentale, 14% dans leur vie professionnelle et 13% dans leur vie familiale.

La vie quotidienne des femmes est également impactée par les différents effets secondaires des traitements. Le traitement hormonal n’est en aucun cas neutre pour une femme, et, s’il convient d’aller jusque-là, une hystérectomie est une intervention extrêmement paralysante.

Dans notre société, l’hyperactivité est érigée en modèle absolu. Alors, lorsqu’une femme se voit poser un diagnostic de fibrome, elle doit adapter son rythme et son organisation de travail.

Alors que son corps est trés sollicité par la maladie comme le rappelle Hervé Fernandez, chef de service de Gynécologie et Obstétrique à l’hôpital de Bicêtre :

“Près de 40% déclarent des douleurs et des crampes abdominales en dehors des règles, 39% affirment ressentir une importante fatigue. Enfin 30% des femmes rapportent de fréquentes envies d’uriner.”

Le deuxième impact : la sexualité

Bien qu’un fibrome utérin ne puisse être la cause de douleurs pendant les rapports que s’il est vraiment très volumineux ou très mal placé, 26% des femmes sont très « gênées » dans leur vie sexuelle.

L’ablation totale ou partielle de l’utérus n’est pas un frein à la vie sexuelle, bien que cette dernière puisse entraîner une baisse de libido. D’un côté, certaines femmes sont soulagées du malaise qu’elles ressentaient avant l’opération. D’un autre côté, d’autres peuvent avoir le sentiment d’avoir perdu une part de leur féminité. L’aide d’une psychologue est alors recommandée. Enfin, l’ablation de   l’utérus peut entraîner une diminution du plaisir car celui-ci participe à l’intensité du plaisir.

Enfin, selon Fibrome info France :

“Il n’y a pas de stérilité, ou plus exactement le terme stérilité n’est plus employé par les médecins ; on parle d’hypofertilité ou infertilité, étant donné les traitements possibles d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) actuellement disponibles. Il peut donc y avoir une hypofertilité, voire une infertilité, qui peut se résoudre par les traitements chirurgicaux existants.”

Afin de soulager vos douleurs, vous pouvez utiliser des soins de support : ostéopathie, sophrologie ou encore art thérapie. Si vous connaissez quelqu’un atteint de fibrome ou si vous êtes vous-même sujette aux fibromes, My S Life vous conseille de vous rapprocher d’une association de patientes. Fibrome info France propose des actions de sensibilisation, de l’accompagnement et des consultations personnalisées autour des fibromes.

Sources :

https://fibrome-info-france.org/soins-de-support/

https://www.ipsos.com/fr-fr/fibromes-uterins-les-femmes-temoignent-du-stress-de-la-gene-et-de-la-fatigue

https://destinationsante.com/fibrome-uterin-impact-meconnu.html

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