24 Avr

La conservation d’ovocytes est une technique qui permet de préserver la fertilité des femmes, en congelant leurs ovocytes pour un recours ultérieur.

Pour en savoir plus sur cette technique, sur la fertilité et la connaissance de votre corps, nous avons interrogé Marie de Choice, la plateforme pour y voir plus clair sur sa fertilité et pour parler conservation de ses ovocytes.

 Je souhaite congeler mes ovocytes…

En moyenne, la fertilité de la femme commence à baisser à partir de 35 ans: l’ horloge biologique. La congélationtion d’ovocytes permet de potentiellement suspendre la fameuse horloge tout en gardant en tête que l’autoconservation ou la vitrification des ovocytes est une technique médicale, qui n’assure pas une garantie de grossesse à 100% .

Comment ça marche ?  Une fois votre décision prise, la conservation d’ovocyte comprend trois grandes étapes :

  1. Dans un premier temps, le premier rendez-vous permet d’étudier votre situation et vos chances de réussite ainsi que les risques présentés par la stimulation ovarienne et le prélèvement ovocytaire. 
  • Dans un second temps, la stimulation ovarienne peut commencer, via des injections sous-cutanées quotidiennes pendant 9 à 10 jours.
  • Enfin, deux jours après la dernière échographie, vient le moment de la ponction : il s’agit d’un prélèvement de plusieurs ovocytes sous anesthésie générale ou locorégionale, en ambulatoire. Les ovocytes sont ensuite congelés et conservés. 

Est ce que j’ai droit de conserver mes ovocytes ?

La procédure de conservation des gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) en France est très encadrée. Elle n’est autorisée que dans les cas suivant :

  • La préservation de la fertilité : c’est-à-dire lorsque la fertilité risque d’être altérée de façon prématurée (avant 40 ans) dans le cadre d’une maladie ou d’un traitement médical.
  • Un don d’ovocytes pour les donneuses sans enfant.
  • Une fécondation in vitro pour soi-même.

La loi bioéthique, actuellement en discussion en France, propose d’élargir la possibilité d’auto-conserver ses gamètes aux femmes et aux hommes, ainsi qu’une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie

« L’évolution de la société, la durée des études, l’inscription dans la vie active, la vie amoureuse, font que les femmes ont tendance à avoir des enfants de plus en plus tardivement et donc s’exposent à un risque d’infertilité », explique la ministre de la Santé pour justifier cette mesure.

Mais il faut prendre en compte le coût…

La question du remboursement par l’Assurance maladie rappelle en effet que la procedure n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Conservation d’ovocytes

En effet, il faut compter plusieurs milliers d’euros pour la stimulation ovarienne, les dosages hormonaux, les échographies, le prélèvement des ovocytes, l’anesthésie et l’hospitalisation puis la congélation des ovocytes prélevés.  De plus, en fonction du dossier et des besoins de la patiente, certains frais peuvent s’ajouter (analyses, examens et techniques supplémentaires…).

Sans compter que de nombreuses femmes (qui ne rentrent pas dans les critères d’éligibilité) décident de partir à l’étranger. En effet, en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Belgique ou au Canada par exemple, l’autoconservation ovocytaire est autorisée pour des « raisons personnelles ou de convenance« .

Une problématique de société… et de femmes

La conservation d’ovocytes n’est pour le moment pas remboursée en France. Quid alors de l’égalité de toutes face à cette médecine ? La conservation d’ovocyte est-elle uniquement réservée aux femmes ayant les moyens économiques de le faire ?

Ainsi, la loi bioéthique avait évoqué l’autorisation de congeler les ovocytes entre « 30 et 32 ans » en vue d’une grossesse ultérieure avant 43 ans. Le 4 février 2021 a eu lieu la seconde lecture au Sénat. Une fois de plus, la possibilité des conserver ses ovocytes pour raison non médicale a été rejetée, de même que la loi autorisant la PMA pour toutes. My S Life vous tiendra informé de l’avancer de la loi.

Enfin, il y a la question de l’âge idéal pour conserver ses ovocytes. En effet, la conservation d’ovocyte est réellement efficace si elle est effectuée au cours de notre pic de fertilité ; en moyenne entre 25 et 35 ans. Mais, ce n’est généralement pas à ce moment-là de notre vie de femme que la question se pose : parce qu’on n’a pas trouvé la bonne personne, parce que notre carrière est en évolution, parce qu’on ne se sent pas prête…

Une première étape avant de prendre la décision de la conservation peut être de juste plannifier un bilan de fertilité de manière à savoir où l’on en est. Le bilan de fertilité se fait via une prise de sang, une échographie et des tests gynécologiques. Savoir où en est notre fertilité permet aussi de s’interroger sur le désir d’enfants ou pas. Une autre étape de la vie d’une femme.

Pour en savoir plus :

https://www.choice-fertilite.com/

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