09 Mar

L’endométriose est une affection gynécologique associée aux menstruations, où l’on trouve des tissus similaires à la paroi de l’utérus dans d’autres zones du corps, notamment les trompes de Fallope, le bassin, l’intestin, le vagin. 

Cette maladie touche 1 femme sur 10. Il faut sept ans en moyenne pour obtenir un diagnostic. Le parcours est dur : des douleurs chroniques invalidantes, des traitements parfois onéreux, d’innombrables rendez-vous médicaux et, pourtant, une prise en charge à la marge. Grâce à la mobilisation des associations, le gouvernement envisage d’inscrire cette maladie gynécologique sur la liste des affections de longue durée (ALD).

Plus l’endométriose est diagnostiquée tôt, mieux on pourra préserver la qualité de vie et la fertilité.

Les signes de l’endométrioses sont multiples : douleurs au rapports, problèmes intestinaux et urinaires qui sont reliés au cycle et exacerbés par les règles. Ces symptômes doivent faire penser à une endométriose. La douleur ne doit pas être ignorer et il faut absolument en parler. L’interrogatoire de la patiente par le médecin, gynécologue ou généraliste oriente le diagnostic : douleurs pendant les règles, pendant les rapports sexuels, troubles digestifs, urinaires, saignements anarchiques, douleurs à la marche … Cet interrogatoire amènera le médecin à prescrire différents examens.

A qui parler de l’endométriose ?

Mais à qui peut-on en parler ? Dans un premier temps, il faut aller voir son généraliste, s’il est formé à l’endométriose, sa sage femme ou son gynécologue. Si votre soignant ne connaît pas la maladie ou tout simplement ne vous écoute pas, n’hésitez à pas vous rapprocher d’une association de patientes tel qu’Endofrance. L’association pourra vous orienter vers un.e soignant.e formé.e prés de chez vous.

Le/La soignant.e va vous interroger, évaluer avec vous le niveau de handicap au quotidien de la maladie, prescrire des examens complémentaires et établir un traitement dit de première intention. C’est à dire un traitement permettant de prendre en charge la douleur et traiter les symptômes.

Le traitement de première intention va stopper les règles avec une pilule oestroprogestative. Il faut la prendre en continu pour empêcher les règles. Et bonnes nouvelles, depuis l’année dernière, les pilules micro progestative sont remboursées.

endométriose
Se faire accompagner globalement sur l’endométriose

Chaque endométriose étant différente, les prises en charge sont variables d’une patiente à l’autre. Ensuite en fonction de la réaction au traitement mais aussi en fonction des projets de vies (désir d’enfant) et des choix de traitement (chirurgie ou pas) des examens complémentaires peuvent être prescrits ainsi que d’autres traitements.

Se faire accompagner de manière globale

En dehors de la prise en charge gynécologique, le traitement de l’endométriose et de ses symptômes fait appel à des équipes pluridisciplinaires avec par exemple une prise en charge dans un centre antidouleur, l’intervention de spécialistes en nutrition ou encore en sophrologie, yoga et aussi sexologues. Comme pour toute douleur, le mental joue une part très importante. La méditation et la sophrologie travaillent sur le mental pour l’aider à se détendre et mettre de la distance sur le ressenti des douleurs. Des femmes arrivent également à soulager leurs douleurs en changeant leur alimentation. Les médecins conseillent de se tourner vers une alimentation fraîche, saine, bio et anti-inflammatoire.

Endofrance recommande également un accompagnement d’ordre psychologique. En effet, il est parfaitement naturel d’être choquée par le diagnostic et vivre avec une maladie chronique peut être difficile à accepter.

L’endométriose peut avoir un impact important sur la vie d’une personne et de plusieurs façons. Cependant, avec un accompagnement approprié, beaucoup de ces problèmes peuvent être résolus et les symptômes de l’endométriose peuvent être mieux gérés. Et surtout, ne rester pas seules : associations, ateliers de paroles, groupes de paroles sont des lieux idéaux pour partager, en apprendre plus sur la maladie et les traitements et trouver des ressources pour vivre avec la maladie.

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